engagement

Parmi les différentes phases de la vie, celle de la jeunesse est sujet de discours et soumis à de fortes représentations. Les jeunes sont considérés principalement comme faisant partie d’un groupe à risque (à protéger ou à corriger).

Pourtant dans une situation socio-économique très dure, certains ou beaucoup cherchent à s’investir pour jouer un rôle dans l’espace social. Il importe, au-delà des analyses normatives généralement centrées sur la scolarité et la professionnalisation, d’expérimenter, soutenir, valoriser par des recherches participatives, des pratiques, des parcours originaux et des dispositifs innovants d’appui à la jeunesse. Il importe également de sensibiliser les employeurs sur les ressources que constituent ces expériences pour les jeunes et sur l’opportunité de les reconnaître et les valoriser dans les organisations de travail.

Quel est l’impact des expériences d’engagement sur les parcours de vie des jeunes en difficulté d’insertion ou de jeunes à parcours non homogènes ? Quelles compétences sont acquises par ces expériences d’engagement social des jeunes ?

Dans un contexte socio-économique difficile, certains jeunes cherchent à s’investir dans différents espaces d’engagement. Selon l’OVE : 21 à 25% des étudiants sont aujourd’hui bénévoles ou volontaires dans des associations. L’engagement volontaire constitue désormais un parcours original d’insertion et fait de plus en plus partie du parcours de socialisation des jeunes (Jovelin, 2005). Pourtant ces expériences apparaissent aujourd’hui encore peu valorisées par les entreprises et recruteurs.

Selon une étude réalisée par DS&O pour l’AFEV en 2009, les recruteurs sont sensibles aux expériences des bénévoles mais le fait d’être engagé dans une activité de bénévolat n’augmente pas les chances d’avoir un entretien d’embauche[1]. Toujours selon DS&O, les jeunes bénévoles et volontaires mettent en œuvre et construisent de véritables compétences relationnelles, techniques et réflexives.

La question de l’accompagnement à la reconnaissance et à la valorisation de ces compétences est donc un véritable enjeu pour l’AFEV. A ce jour, l’AFEV[2] travaille sur des outils de repérage et d’accompagnement des compétences et parcours des jeunes et souhaite l’appui d’une recherche pour mesurer et analyser l’impact des expériences d’engagement sur les parcours de vie des jeunes, détecter les compétences acquises par les expériences d’engagement et valoriser et faire reconnaître ces acquisitions par les professionnels et les entreprises.

 

Cette étude a donc un double objectif :


 

  • Opérationnel : qui vise à identifier et mettre en place des outils de valorisation et de communication autour des compétences et parcours des jeunes engagés et volontaires de l’AFEV.
  • Scientifique : qui vise à définir et analyser les logiques d’engagement des jeunes dans leurs parcours de professionnalisation. Identifier les compétences acquises et les processus de développement de leur compétence durant ces années de bénévolat et de volontariat.

 

[1] Par contre elle peut compter dans les rappels après entretiens

[2] Qui compte 8000 étudiants bénévoles et 650 volontaires

 

L’équipe dédiée à l’activité « Compétences acquises par l’engagement et le volontariat des jeunes : une chance à saisir pour les entreprises et les professionnels ».


 

Porteuse d’activité : Florence FONDEVILLE – CRFMS ERASME

L’équipe activité : Florence FONDEVILLE (CRFMS ERASME), Laia BERNUES (AFEV) Soizic GHANDOUR (AFEV), Yasmina LAMRAOUI (AFEV) et Élodie TESSON (AFEV).