LGBT

La situation des personnes LGBT à l’échelle internationale est très diverse. Coexistent des réalités caractérisées par de bons niveaux de respect et des législations qui protègent la diversité sexuelle avec d’autres situations dans lesquelles les droits humains les plus élémentaires sont clairement bafoués.

Pour différentes raisons, l’exil, au sens de déplacement forcé vers d’autres territoires, a toujours été une caractéristique des minorités sexuelles. Dans de nombreux cas, il a supposé reconstruire sa vie : le très fort rejet social dont ont souffert les personnes LGBT au cours de l’histoire, a conduit celles-ci à refaire leur vie dans des environnements plus anonymes, éloignés de la pression informelle subie dans le territoire d’origine.

Le déplacement de milieux ruraux vers des centres urbains fut une réalité habituelle des personnes qui sont arrivées dans des villes comme Barcelone ou Madrid entre les années 50 et 80. Ces migrations internes se sont produites à une époque de croissance économique qui facilitait l’intégration dans le monde du travail, du logement et de la culture (Arnalte, 2003; Ugarte, 2011).

Mais ces déplacements que certains auteurs ont appelé sexil (Guzmán, 1997: 227) ne s’effectuent pas toujours dans le but de créer une distance avec les familles d’origine ou de gagner en qualité de vie dans des territoires d’arrivée où le respect est plus grand. Souvent, ces déplacements s’expliquent par des besoins fondamentaux comme la recherche de sa propre survie ou de son intégrité physique ou psychologique quand celles-ci sont en jeu dans des milieux extrêmement homophobes (Borrillo, 2001) ou transphobes (Coll-Planas, 2010) qui peuvent inclure des législations explicitement contraires à la liberté sexuelle comme dans certains pays d’Afrique ou d’Europe de l’Est.

Ces migrations qui se caractérisent également par leur caractère transnational, parfois transcontinental, ont un impact profond sur les biographies des personnes impliquées et n’ont pas toujours été reconnues par les politiques en faveur des réfugiés et des demandeurs d’asile (Pichardo, 2003).

 

Objectifs généraux


 

  1. Connaître la situation du collectif des migrants qui arrivent sur notre territoire pour des raisons d’orientation sexuelle ou d’identité de genre ;
  2. Explorer les possibilités de travail social en relation avec la diversité sexuelle ;
  3. Concevoir du matériel didactique spécifique destiné à travailler sur la diversité sexuelle ou l’identité de genre au sein du collectif des travailleurs sociaux.

 

L’équipe dédiée à l’activité  » Mesure de la situation d’exclusion des personnes LGTB sur le territoire »


 

                    

Porteurs d’activité : Violeta QUIROGA (Université de Barcelone), Josep Maria MESQUIDA (Université de Barcelone) et Adela BOIXADÓS (Université de Barcelone).

L’équipe dédiée : Violeta QUIROGA (Université de Barcelone), Josep Maria MESQUIDA (Université de Barcelone), Adela BOIXADÓS (Université de Barcelone), le CRFMS ERASME et le Consell Comarcal de l’Alt Empordà.